Camp de base : le secret ultime pour réussir son aventure en plein air ?

Le secret ultime pour réussir son camp de base tient en une phrase, et elle est décevante : il faut savoir où l’on a le droit de planter sa tente. En France, cela ne dépend ni du matériel ni de la météo, mais du terrain sur lequel on se trouve — et la règle change d’un massif à l’autre, parfois d’une commune à l’autre.

La réponse courte
Le code de l’urbanisme ne connaît pas le mot « bivouac ». Il parle du camping pratiqué isolément, qu’il autorise par principe hors de l’emprise des routes et voies publiques, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol — puis qu’il interdit dans une liste de lieux précis, et que le maire peut interdire par arrêté.
La distinction bivouac (une nuit, tente légère) / camping (plusieurs nuits, installation lourde) est une distinction administrative et locale — celle des parcs nationaux et de l’Office national des forêts — pas une catégorie du code.

Où a-t-on le droit d’installer un camp de base, et où c’est interdit #

Le principe : autorisé, mais avec l’accord du propriétaire du sol

L’article R111-32 du code de l’urbanisme, en vigueur, énonce que « le camping est librement pratiqué, hors de l’emprise des routes et voies publiques, dans les conditions fixées par la présente sous-section, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol, sous réserve, le cas échéant, de l’opposition du propriétaire ». Autrement dit : la liberté est la règle, mais elle s’exerce sur le terrain de quelqu’un, et ce quelqu’un peut dire non.

Les lieux où c’est interdit, sauf dérogation

L’article R111-33 du même code interdit le camping pratiqué isolément, sauf dérogation accordée par l’autorité compétente, dans quatre catégories de lieux : sur les rivages de la mer et dans les sites inscrits ; dans les sites classés ou en instance de classement ; dans le périmètre des sites patrimoniaux remarquables et aux abords des monuments historiques ; et « dans un rayon de 200 mètres autour des points d’eau captée pour la consommation ».

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Retenez ce dernier chiffre avec son objet exact : ces 200 mètres se comptent autour d’un captage d’eau potable. Nous verrons plus loin qu’un autre texte pose un autre « 200 mètres », qui ne se rapporte pas du tout à la même chose.

Le maire peut interdire — et l’affichage conditionne l’interdiction

L’article R111-34 ajoute que la pratique du camping hors des terrains aménagés « peut en outre être interdite dans certaines zones par le plan local d’urbanisme », et que l’interdiction « peut également être prononcée par arrêté du maire ». Point capital pour le randonneur : « ces interdictions ne sont opposables que si elles ont été portées à la connaissance du public par affichage en mairie et par apposition de panneaux aux points d’accès habituels aux zones visées ». Les panneaux à l’entrée d’un site ne sont donc pas décoratifs : ce sont eux qui rendent la règle applicable.

Le mécanisme n’est pas théorique. En août 2022, le Parc national des Écrins signalait que trois communes se partageant le plateau du Taillefer avaient pris conjointement un arrêté municipal interdisant, jusqu’au 30 septembre de cette année-là, « le bivouac, le camping sauvage et les feux sur tout le site Natura 2000 ». Une mesure de ce type peut être reconduite, modifiée ou levée : elle se vérifie à la date du départ, jamais dans un article.

Dans un parc national, la règle change d’un massif à l’autre #

C’est le point que la plupart des guides escamotent derrière un vague « respectez la réglementation locale ». Le code de l’environnement punit de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de contrevenir à la réglementation du cœur d’un parc national concernant, entre autres, le bivouac et le campement. Mais il ne dit pas quelle est cette réglementation : chaque parc écrit la sienne. Nous avons lu les cinq pages officielles. Elles ne disent pas la même chose.

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Cœur de parc Où le bivouac est admis Créneau Réservation
Écrinsà plus d’1 heure de marche des accès routiers ou des limites du cœur19 h – 9 hnon
Pyrénéesà plus d’une heure de marche des limites de la zone cœur ou de tout accès motorisé19 h – 9 hnon
Mercantourà plus d’une heure de marche à l’intérieur des limites du parc ou du dernier accès automobile19 h – 9 hnon
Cévennessur 50 mètres maximum de chaque côté des itinéraires balisés de grande randonnée — pas de critère d’heure de marche19 h – 9 hnon
Vanoiseuniquement aux abords de certains refuges, en période estivale et de gardiennage19 h – 8 hobligatoire

Trois écarts sautent aux yeux, et aucun n’est un détail. La Vanoise ferme à 8 h quand les quatre autres ferment à 9 h. La Vanoise et les Cévennes n’emploient pas du tout le critère de l’heure de marche. Et la Vanoise est le seul parc à imposer une réservation préalable auprès des gardiens de refuges : sa page officielle écrit « Je bivouaque, je réserve mon emplacement : c’est obligatoire ! » et précise que « toute infraction à ces règles peut conduire à une amende ».

Le parc de la Vanoise explique lui-même pourquoi : les espaces protégés « adaptent leur réglementation en fonction des contraintes locales ». Il n’existe donc pas de « règle des parcs nationaux ». Chercher la page réglementation du parc concerné, avant de partir, fait partie de la préparation au même titre que le choix du sac de couchage.

Deux nuances utiles, lues sur les pages elles-mêmes : les Écrins et les Cévennes exigent une tente légère ne permettant pas de se tenir debout, et une seule nuit sur un même site ; le Mercantour délimite très précisément les zones de bivouac dans le secteur des gravures rupestres ; les Écrins excluent deux abords de lacs de l’Oisans, où le bivouac est interdit à moins de 500 mètres du bord de l’eau, hors zones signalées.

Choisir l’emplacement : sol, vent, eau — et la contradiction à lever #

Une fois le droit de camper établi, restent les critères de terrain. Trois tiennent en une ligne chacun : un sol plat, faute de quoi la nuit se passe à glisser vers le bas de la tente ; un abri relatif du vent, sans se placer sous des branches mortes ; et un sol qui draine, pas une cuvette.

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Non, on ne dort pas au bord de l’eau

Beaucoup de guides recommandent dans le même texte de s’installer « à proximité d’un cours d’eau pour l’ambiance » et « à l’écart des cours d’eau susceptibles de déborder ». Les deux conseils ne peuvent pas être suivis ensemble, et c’est le second qui a une base. Trois raisons concordantes, toutes vérifiables.

D’abord le risque : une crue nocturne ne prévient pas. Ensuite la réglementation : le Parc national des Écrins impose que « les rejets des eaux usées de vaisselle, de toilette ou de lessive doivent se faire à plus de 50 mètres des lacs, cours d’eau et zones humides » — camper au bord de l’eau rend cette règle intenable. Enfin le code de l’urbanisme, qui interdit le camping isolé dans un rayon de 200 mètres autour d’un captage d’eau potable.

Le bon compromis est donc : de l’eau accessible à pied, un campement à distance. On va chercher l’eau, on ne dort pas dessus. C’est aussi ce qui limite le piétinement des berges, qui sont les milieux les plus fragiles d’une zone en pleine nature.

Deux fois « 200 mètres », deux objets différents

À ne pas confondre
200 m — code de l’urbanisme, R111-33 : distance autour des points d’eau captée pour la consommation, où le camping isolé est interdit sauf dérogation.
200 m — code forestier, L131-1 : distance aux bois et forêts, à l’intérieur de laquelle il est défendu de porter ou d’allumer du feu. Rien à voir avec l’eau.

Le feu : ce que le code forestier interdit, et à qui #

Récit d’une randonnée en itinérance sur le causse Méjean, en Lozère, publié en 2021 sur la chaîne personnelle « L’instant Vagabond ». C’est un témoignage de pratique, pas une source réglementaire : les règles applicables sur ce causse doivent être vérifiées auprès du gestionnaire du site et de la mairie.

Le texte, et sa portée exacte

L’article L131-1 du code forestier, en vigueur, dispose qu’« il est défendu à toute personne autre que le propriétaire de terrains, boisés ou non, ou autre que les occupants de ces terrains du chef de leur propriétaire, de porter ou d’allumer du feu sur ces terrains et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois et forêts ».

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La formulation mérite d’être lue lentement, parce qu’elle décide de votre cas. L’interdiction vise les tiers : toute personne autre que le propriétaire du terrain ou ses occupants. Un randonneur qui bivouaque est un tiers. Il est donc dans le champ de l’interdiction, sans exception, dans toute la bande de 200 mètres autour des bois et forêts. Le propriétaire, lui, n’y entre que si le préfet actionne l’article R131-2, qui lui permet de rendre l’interdiction applicable aux propriétaires et à leurs occupants.

Le manquement est sanctionné : l’article R163-2 du même code punit « de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe […] le fait de porter ou d’allumer du feu en contravention avec les dispositions de l’article L. 131-1 ».

Le réchaud n’est pas un feu, mais il n’est pas libre non plus

Les parcs distinguent les deux. Le Parc national des Écrins écrit que « si les feux au sol sont strictement interdits, l’usage d’un petit réchaud à gaz est toléré (les réchauds à alcool, essence, et à bois, sont proscrits) ». Le Parc national des Cévennes, de son côté, interdit d’allumer un feu en zone cœur et n’admet le réchaud portatif des bivouaqueurs qu’« aux conditions que le feu soit allumé à plus de 200 mètres des bois, forêts, plantations et reboisements et que ce soit autorisé par les arrêtés préfectoraux en vigueur ».

Un réchaud à gaz est donc l’équipement de cuisson à emporter par défaut, et les arrêtés préfectoraux de la saison en conditionnent l’usage. Les ustensiles associés — allumettes, briquet, mégots — ne se jettent jamais au sol : les Cévennes le rappellent explicitement.

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Un écart de formulation mérite d’être signalé plutôt que gommé. L’Office national des forêts présente sur l’une de ses pages régionales l’interdiction de L131-1 comme absolue et valable toute l’année, en l’assortissant d’une amende de 135 €. Le texte du code, lui, la restreint aux tiers hors arrêté préfectoral, et se borne à renvoyer à la contravention de 4e classe sans citer de montant. Les deux sources sont officielles ; elles ne se recouvrent pas exactement. Pour un randonneur la conclusion pratique est heureusement la même : pas de feu.

La trousse, sans promesse

Une trousse de premiers secours et une couverture de survie font partie des essentiels d’un camp de base. Nous ne publions volontairement ni liste de médicaments, ni posologie : cela relève d’un avis médical et d’aucune source que nous ayons pu vérifier.

Le froid : reconnaître une hypothermie et savoir qui appeler #

C’est le risque que les guides de camp de base oublient le plus souvent, alors qu’il est le plus probable une nuit d’altitude ou sous la pluie. L’Assurance Maladie définit l’hypothermie comme « un refroidissement involontaire de la température interne du corps en dessous de 35 °C », et en distingue trois stades, mesurés dans la bouche : « entre 35 et 32,2 °C, l’hypothermie est légère. Entre 32,2 et 28 °C, elle est modérée. En dessous de 28 °C, elle est grave ».

Les signes, dans l’ordre où ils arrivent

La même source décrit une progression : d’abord « chair de poule, frissons, extrémités froides (pieds, mains, nez et joues) et engourdissement des doigts et des orteils responsable de maladresse » ; puis « parole saccadée ; manque de coordination dans les mouvements et difficultés à marcher et à bouger ; perte d’attention, de jugement et de mémoire ; peau froide et grise ; fatigue et somnolence ». Les signes de gravité sont contre-intuitifs : « les frissons ont disparus ; le ventre est froid ; les muscles sont raides et refroidis ; le pouls et la respiration ralentissent ». La disparition des frissons n’est pas une amélioration.

La conduite à tenir change selon le stade — et elle s’inverse

Forme légère ou modérée
Appeler le 15. Se mettre à l’abri du froid sans mouvements brusques, retirer délicatement les vêtements mouillés.
Se réchauffer progressivement en commençant par la tête, le cou, le tronc et la région des aines — sans masser la peau.
Boire de petites gorgées d’une boisson chaude et sucrée. Pas d’alcool, pas de tabac.
Forme grave — les consignes s’inversent
Appeler les secours d’urgence, 15 ou 112.
Mettre la personne à l’abri du froid et du vent, en l’isolant du sol.
Ne pas utiliser de couverture chauffante, de bouillotte ni de chaleur directe. Ne pas masser la peau. Éviter le café.
Si la victime est inconsciente, position latérale de sécurité, et manipulation prudente en raison du risque d’arrêt cardiaque.

La bouillotte et la couverture chauffante sont donc recommandées dans un cas et proscrites dans l’autre. C’est la seule information de cet article qu’il vaut la peine de mémoriser avant vos aventures en pleine nature.

Les numéros, et ce qu’ils couvrent

La fiche officielle des numéros d’urgence liste le 15 pour une urgence médicale, le 17 pour signaler une infraction, le 18 pour une situation de péril ou un accident, le 114 pour les personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes et aphasiques — accessible par application, internet ou SMS — et le 112 pour une urgence médicale, une infraction ou un péril partout en Europe. Elle précise aussi que si une carte SIM est présente dans le téléphone, même sans forfait actif, les appels d’urgence fonctionnent.

Le dispositif FR-Alert, déployé depuis fin juin 2022, peut par ailleurs vous notifier d’un danger imminent selon votre position, « même si votre téléphone portable est en mode silencieux ». Ce n’est pas une application à installer : c’est une diffusion cellulaire, reçue sans démarche de votre part.

Repartir sans laisser de trace #

L’Office national des forêts donne, dans sa charte du promeneur, la définition opérationnelle qui manque au code : « en fonction de chaque site, le bivouac (1 nuit sur place) peut être autorisé mais pas le camping (campement de plusieurs jours), et selon des horaires précis », avec la consigne de « prendre le moins de place possible » et de « prévoir des tentes légères à faible encombrement ».

La géographie compte autant que le principe. En Île-de-France, l’ONF écrit que « le bivouac est interdit dans l’ensemble des forêts domaniales », et qu’« à ce jour, seule la forêt domaniale de Rambouillet dispose de telles installations permettant une nuitée en pleine nature dans un cadre réglementé ». La même source ajoute que « dans les autres régions françaises, la réglementation peut varier sensiblement ». Une forêt domaniale n’est donc pas un espace par défaut ouvert au bivouac.

Le reste tient dans trois gestes : on remporte l’intégralité de ses déchets, y compris organiques ; on rejette les eaux de vaisselle et de toilette loin de l’eau — les Écrins fixent 50 mètres des lacs, cours d’eau et zones humides ; et on ne laisse ni cercle de pierres, ni cendres, ni sol tassé derrière soi. Une nuit, un site, aucune trace.

À retenir #

Le code autorise par principe le camping isolé hors emprise des routes, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol, et l’interdit sur les rivages de la mer, les sites inscrits ou classés, les abords de monuments historiques et à 200 m d’un captage d’eau potable.
Le maire peut interdire par arrêté ; l’interdiction n’est opposable que si elle est affichée en mairie et signalée par panneaux aux accès du site.
Il n’existe pas de règle unique des parcs nationaux : 19 h – 9 h et une heure de marche aux Écrins, aux Pyrénées et au Mercantour ; 50 m de part et d’autre d’un GR aux Cévennes ; abords de refuges, 19 h – 8 h et réservation obligatoire en Vanoise.
Pas de feu : l’interdiction du code forestier vise les tiers jusqu’à 200 m des bois et forêts, sous peine de contravention de 4e classe. Réchaud à gaz toléré, sous réserve des arrêtés préfectoraux.
On campe à distance de l’eau, pas au bord : crue, rejets, captages.
Hypothermie sous 35 °C. Bouillotte et couverture chauffante : recommandées en forme légère, proscrites en forme grave. 15 ou 112.

Ce que cet article ne dit pas, et pourquoi #

Trois questions reviennent sans cesse sur le sujet, et nous n’y répondons pas, faute d’avoir trouvé une source officielle qui les tranche.

Le dosage et le temps de contact d’une désinfection chimique de l’eau. La seule mention officielle française que nous ayons pu lire évoque « une désinfection éventuellement précédée d’une filtration (filtre portatif) si l’eau est trouble », sans nommer de produit, ni donner de quantité, ni de délai. Nous ne publierons donc aucun chiffre.

La durée d’ébullition. Une fiche officielle indique bien « rendue potable par ébullition (1 minute à gros bouillons) » — mais dans une rubrique consacrée à la prévention de la diarrhée du voyageur, au sein d’une fiche destinée aux personnes partant à l’étranger. Le périmètre n’est pas celui du bivouac en France, et nous préférons le signaler plutôt que de transposer.

Un numéro national propre au secours en montagne. Nous n’en avons trouvé aucun sur les sources officielles consultées. Les canaux documentés restent le 15 et le 112.

Questions fréquentes #

Bivouac et camping sauvage, est-ce la même chose ?
Pas pour les gestionnaires d’espaces naturels. L’ONF distingue le bivouac, qui consiste à passer une seule nuit sur place sans installation durable, du camping, qui implique plusieurs nuits consécutives et des équipements plus lourds. Le code de l’urbanisme, lui, ne connaît que le « camping pratiqué isolément » et ignore le mot bivouac.
Peut-on bivouaquer dans un parc national ?
Dans le cœur d’un parc national, oui, mais selon des conditions propres à chaque parc. Écrins, Pyrénées et Mercantour admettent le bivouac de 19 h à 9 h à plus d’une heure de marche des accès routiers ou des limites. Les Cévennes l’admettent sur 50 mètres maximum de part et d’autre d’un GR balisé. La Vanoise ne l’admet qu’aux abords de certains refuges, de 19 h à 8 h, sur réservation obligatoire. Il faut lire la page du parc concerné.
Un feu de camp est-il autorisé ?
Pour un randonneur, non, dès lors qu’il se trouve dans les bois et forêts ou jusqu’à 200 mètres de ceux-ci : le code forestier le défend à toute personne autre que le propriétaire du terrain ou ses occupants. Le manquement relève de la contravention de 4e classe. Les cœurs de parcs nationaux interdisent par ailleurs les feux au sol et n’admettent, au mieux, qu’un petit réchaud à gaz.
Comment savoir si le bivouac est interdit sur un site précis ?
Une interdiction municipale n’est opposable que si elle a été affichée en mairie et signalée par des panneaux aux points d’accès habituels de la zone. Les panneaux à l’entrée du site et la mairie sont donc les deux sources à consulter, en plus du gestionnaire de l’espace — parc national, ONF, conservatoire — dont la page réglementation est en ligne.
Faut-il camper près d’un point d’eau ?
Non. On s’installe à distance et l’on va chercher l’eau à pied. Camper au bord expose à une crue nocturne, rend impossible le rejet des eaux usées à bonne distance — les Écrins imposent 50 mètres des lacs, cours d’eau et zones humides — et le camping isolé est de toute façon interdit dans un rayon de 200 mètres autour d’un captage d’eau potable.

Sources #

Textes consultés le 19 septembre 2026 : code de l’urbanisme, articles R111-32, R111-33 et R111-34, et code forestier, articles L131-1, R131-2 et R163-2, lus dans leur version en vigueur via le miroir open data des codes, le portail officiel étant inaccessible en consultation automatisée. Pages de réglementation des parcs nationaux des Écrins, des Pyrénées, du Mercantour, des Cévennes et de la Vanoise. Charte du promeneur et foire aux questions de l’Office national des forêts. Fiche hypothermie de l’Assurance Maladie et fiche des numéros d’urgence du service public.

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