Cette page parlait de se préparer à Nice en évoquant « des événements récents » qu’elle ne nommait jamais. Elle a été reprise à partir d’une source qui, elle, nomme les choses : la base de l’État Géorisques, interrogée sur la commune de Nice. Les risques recensés y sont publics, précis, et il n’y en a pas deux communes qui aient la même liste.
- ▸Pour la commune de Nice (code INSEE 06088), Géorisques recense 15 risques, dont l’inondation par crue torrentielle, le ruissellement et coulée de boue, la submersion marine, l’éboulement, le glissement de terrain, le séisme et le feu de forêt.
- ▸Nice est classée en zone de sismicité 4, dite « moyenne » — c’est le niveau le plus élevé de France métropolitaine.
- ▸S’y ajoutent un risque industriel (effet thermique) et le transport de marchandises dangereuses : deux risques urbains, absents de tout discours sur la survie en forêt.
- ▸⛔ Ce que cette page ne fait plus : donner des durées de conservation d’aliments. Elle en donnait deux jeux incompatibles dans deux tableaux du même article, sans source.

Plan de l'article
- Les risques de Nice, nommés, et d’où ils viennent
- Ce que ces risques changent, concrètement
- L’eau et la nourriture : ce que je ne chiffre plus, et pourquoi
- Se préparer physiquement, sans promesse
- Les gestes qui ne dépendent pas du matériel
- S’organiser à plusieurs, sans fabriquer une communauté
- Ce que cette page ne dit plus, et pourquoi
Les risques de Nice, nommés, et d’où ils viennent #
Il n’y a pas besoin d’évoquer des événements sans les nommer : la liste existe, elle est publique et elle est tenue par l’État. Géorisques, interrogé sur la commune de Nice, renvoie quinze entrées. Les voici regroupées par famille, telles que la base les libelle.
- ✓Eau — inondation ; par crue torrentielle ou à montée rapide de cours d’eau ; par ruissellement et coulée de boue ; par submersion marine. ⭐ C’est la famille la plus fournie, et la « montée rapide » change tout à la façon de s’y préparer : on ne déplace pas des affaires en quelques minutes.
- ✓Sol — mouvement de terrain ; éboulement ou chutes de pierres et de blocs ; glissement de terrain ; affaissements et effondrements d’origine anthropique (anciennes carrières souterraines) ; recul du trait de côte et de falaises ; tassements différentiels.
- ✓Séisme — et la base précise le classement réglementaire : zone 4, « moyenne ».
- ✓Feu de forêt.
- ✓Technologique — risque industriel, avec un effet thermique identifié, et transport de marchandises dangereuses.
⭐ Et la liste discrimine, ce n’est pas un catalogue générique : interrogée sur Paris, la même base ne renvoie que deux entrées, l’inondation et le transport de marchandises dangereuses. Interrogée sur un code de commune qui n’existe pas, elle renvoie zéro résultat au lieu d’une réponse par défaut. C’est ce qui rend ces quinze entrées utilisables : elles ne viennent pas d’un modèle, elles viennent de cette commune.
Séisme · Inondation — par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d’eau, par ruissellement et coulée de boue, par submersion marine · Mouvement de terrain — éboulement ou chutes de pierres et de blocs, glissement de terrain · Feu de forêt · Risque industriel · Transport de marchandises dangereuses.— Géorisques (georisques.gouv.fr), risques recensés pour la commune de Nice, code INSEE 06088
Ce que ces risques changent, concrètement #
Une liste ne sert à rien si elle ne modifie pas ce qu’on prépare. Les quinze entrées ci-dessus n’appellent pas le même matériel qu’une préparation pensée pour la forêt : elles appellent surtout de l’information, de la hauteur et de la mobilité.
À lire Êtes-vous prêts pour la fin du monde ?
- ✓Montée rapide de l’eau : ce qui compte n’est pas le stock, c’est de savoir à quel étage monter et par où sortir. Un sac déjà prêt vaut mieux qu’une réserve au sous-sol.
- ✓Éboulement et glissement : cela se joue à l’échelle de la rue. Repérer les voies encaissées entre son domicile et le point haut le plus proche est plus utile qu’un inventaire.
- ✓Séisme en zone 4 : la préparation est surtout domestique — fixer ce qui peut tomber, savoir couper l’eau, le gaz et l’électricité, et garder des chaussures fermées accessibles la nuit.
- ✓Feu de forêt : il concerne les franges de la ville, et la bonne question est de savoir si son logement est en zone soumise à obligation de débroussaillement — cela se demande à la mairie.
- ✓Risques technologiques : ils appellent le réflexe inverse de l’évacuation, c’est-à-dire se mettre à l’abri et se tenir informé. On ne sort pas au-devant d’un nuage.
En pratique, un équipement de survie urbain utile à Nice tient dans un sac : une lampe, une radio qui fonctionne sans le réseau, de l’eau, une trousse, des copies de papiers, un chargeur externe, et des chaussures. Le reste dépend de votre logement, pas d’une liste générale.

L’eau et la nourriture : ce que je ne chiffre plus, et pourquoi #
⛔ C’est la correction la plus nette. La version précédente donnait des durées de conservation dans trois tableaux, et deux d’entre eux se contredisaient sur les mêmes aliments, avec un écart de plus d’un facteur dix. ⭐ Aucune source extérieure n’était nécessaire pour le voir : il suffisait de comparer le premier tableau au troisième. Les deux jeux de valeurs ont été retirés, et aucun ne les remplace.
Ce qui reste vrai et n’a pas besoin de chiffre : la date figure sur l’emballage, une réserve se gère en rotation — on consomme le plus ancien et on rachète — et une conserve bombée, fuyante ou rouillée ne se garde pas, quelle que soit sa date. Pour l’eau, c’est la capacité à en refaire qui compte plus que le volume du premier jour.
- ✓Constituer la réserve avec ce que vous mangez déjà : une réserve qu’on ne consomme jamais périme.
- ✓Noter la date d’achat au marqueur sur le couvercle : c’est plus lisible qu’une date imprimée en creux.
- ✓Garder l’eau à l’abri de la lumière et de la chaleur, et la renouveler à chaque rotation.
- ✓Prévoir un moyen de la traiter, et savoir s’en servir avant d’en avoir besoin.
Se préparer physiquement, sans promesse #
L’ancienne version proposait un programme d’entraînement avec des fréquences hebdomadaires précises. Elles n’étaient rattachées à rien, et elles ne sont pas nécessaires pour dire l’essentiel : dans les scénarios ci-dessus, ce qui est demandé au corps c’est de marcher longtemps, monter des escaliers et porter une charge. Une préparation qui ressemble à cela est utile ; un programme chiffré recopié d’ailleurs ne l’est pas.
À lire Comment survivre dans la nature : guide de base du survivalisme ?
- ✓Marcher régulièrement, avec le sac que vous emporteriez vraiment.
- ✓Monter à pied chez vous : c’est exactement le geste d’une montée d’eau ou d’une coupure d’ascenseur.
- ✓Savoir porter sans se blesser le dos, ce qui s’apprend en quelques minutes.
- ✓Garder la tête froide s’entraîne aussi, mais cela ne se mesure pas en séances par semaine : cela se travaille en répétant le trajet et les gestes jusqu’à ce qu’ils soient automatiques.
Les gestes qui ne dépendent pas du matériel #
En cas de coupure prolongée d’électricité, la difficulté n’est presque jamais la lumière : c’est le froid ou la chaleur, la conservation des aliments, l’ascenseur, et l’absence d’information. Les trois réflexes ci-dessous ne coûtent rien et se préparent avant.
- ✓Savoir où sont les coupures générales de votre logement, et que la manœuvre soit faisable dans le noir.
- ✓Avoir un moyen d’information autonome : une radio à piles reste le plus simple, et elle fonctionne quand le réseau mobile est saturé.
- ✓Avoir écrit les numéros et les points de rendez-vous sur papier : un téléphone déchargé ne les contient plus.
Pour ce qui concerne spécifiquement la coupure de courant, ses conséquences domestiques et le volume d’eau à garder d’avance, nous avons des pages dédiées : elles donnent le détail que celle-ci n’a pas vocation à reprendre, notamment ce qu’il faut avoir sous la main en cas d’urgence.
S’organiser à plusieurs, sans fabriquer une communauté #
Le survivalisme est souvent décrit comme un mouvement en plein essor. ⛔ Nous n’avons trouvé aucune mesure publique pour étayer cette croissance, et cette page n’en publie donc aucune : c’est une description du discours ambiant, pas un chiffre. Nous consacrons une page entière à examiner qui se reconnaît dans ce mouvement et ce qu’il recouvre.
Être survivaliste seul dans un immeuble n’a pas grand sens : en cas de crise urbaine, les premières personnes utiles sont les voisins de palier. L’ancienne version décrivait un réseau structuré avec des fréquences de rendez-vous. Nous préférons décrire ce qui existe réellement : quelques personnes qui savent qui vit seul, qui a besoin d’aide pour descendre un escalier, et où se retrouver.
À lire Néo-survivalisme : nouvelle voie pour la survie moderne ?
- ✓Savoir qui, dans l’immeuble, ne peut pas descendre seul.
- ✓Se mettre d’accord sur un point de rendez-vous extérieur, une fois, à l’oral.
- ✓Partager un moyen de se joindre hors réseau mobile, même rudimentaire.
- ✓Une formation aux premiers secours reste le meilleur investissement collectif, et elle se fait auprès d’organismes agréés, pas entre soi.

Ce que cette page ne dit plus, et pourquoi #
Retirée : l’allusion à des événements locaux non nommés, utilisée pour justifier la préparation. ⭐ C’est l’objection la plus sérieuse à ce genre de page : on ne s’adosse pas au souvenir d’un drame dans une ville réelle sans le nommer ni le sourcer. La base de l’État dit ce qu’il y a à dire, sans rien invoquer d’implicite.
Retirés aussi : deux jeux de durées de conservation contradictoires et un troisième tableau de la même nature ; des fréquences d’entraînement hebdomadaires sans source ; des fréquences de rendez-vous associatifs sans source ; une référence à une année désormais passée présentée comme l’actualité ; et une série d’absolus — onze formules présentant un geste comme une condition de survie. Aucune valeur retirée n’a été remplacée par une autre valeur.
Corrigés enfin trois tournures issues d’une traduction automatique, et les trois textes alternatifs des images, qui reprenaient la promesse du titre au lieu de décrire ce que l’on voit. L’adresse de la page n’a pas changé, et aucun lien n’a été touché.




