- Les consignes propres à votre commune figurent dans le DICRIM (Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs), disponible auprès de votre mairie.
- Celles de votre département figurent dans le DDRM (Dossier Départemental des Risques Majeurs), disponible auprès de votre préfecture.
- En situation réelle, ce sont les consignes des autorités, diffusées notamment par la radio, qui priment sur tout ce que vous avez pu lire ailleurs.
Le survivalisme en temps de guerre nourrit quantité de listes de matériel qui ne reposent sur aucune source vérifiable. Cet article prend le problème dans l’autre sens : il part des consignes réellement publiées par les pouvoirs publics français.
Plan de l'article
- Comprendre les enjeux du survivalisme
- Étape 1 — Préparation des stocks essentiels
- Étape 2 — Équipement de survie : reconnaître l’alerte
- Étape 3 — Se mettre à l’abri : le réflexe attendu
- Étape 4 — Se préparer à l’éventualité d’une évacuation
- Préparation mentale et formation
- La communication en situation d’urgence
- La communauté et l’entraide
- Erreurs à éviter
- Questions fréquentes
- Ressources externes
Comprendre les enjeux du survivalisme #
La seule préparation qui repose en France sur une base publique et vérifiable est celle des risques majeurs : rendre le foyer autonome pendant les premières heures d’une crise, le temps que les secours s’organisent. Il ne s’agit donc pas de vivre en marge des secours, mais de pouvoir tenir chez soi, rester informé et appliquer sans hésiter la consigne reçue.
Nous n’avançons ici aucune analyse de la situation internationale, aucune probabilité de conflit et aucun chiffre de menace : nous n’avons pas de source publique pour les étayer.
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Étape 1 — Préparation des stocks essentiels #
Le socle de la préparation est le kit d’urgence 72 H décrit par Géorisques : sa composition est publiée et chiffrée, ce qui permet de s’y tenir sans improviser.
- De l’eau potable en quantité : 6 litres par personne, en bouteilles.
- De la nourriture non périssable et ne nécessitant pas de cuisson (conserves, petits pots pour bébé, nourriture pour animaux).
- Une radio à piles, avec des piles de rechange, afin de suivre les consignes des autorités.
- Un chargeur de téléphone portable.
- Des médicaments et une trousse de premiers secours (alcool, pansements, compresses).
- Des vêtements chauds et une couverture de survie.
- Une lampe de poche avec piles de rechange, des bougies, un briquet ou des allumettes.
- Des outils de base : couteau multifonctions, ouvre-boîte.
- De l’argent liquide, des copies de vos documents, des lunettes et des clés de secours, de quoi occuper les enfants.
Un point mérite d’être souligné, car beaucoup de contenus survivalistes disent l’inverse : la nourriture retenue ne demande aucune cuisson. La mise à l’abri impose en effet de couper la ventilation et de calfeutrer les ouvertures — utiliser alors un appareil à combustion à l’intérieur est dangereux. Le kit de cuisson et la quantité d’eau qui figuraient dans la version précédente ont donc été retirés. Le kit se vérifie une fois par an : péremption des médicaments et des denrées, remplacement des piles.
Étape 2 — Équipement de survie : reconnaître l’alerte #
Le matériel ne sert à rien si l’on ne reconnaît pas le signal qui déclenche les réflexes. L’alerte de la population passe par un signal sonore normalisé, décrit publiquement.
- Une sirène retentit 3 fois pendant 1 minute et 41 secondes.
- La fin d’alerte est donnée par un autre signal sonore, de 30 secondes.
- Dès le signal, on se met à l’abri et on allume la radio pour suivre les consignes.
Étape 3 — Se mettre à l’abri : le réflexe attendu #
C’est le point sur lequel la doctrine officielle est la plus nette, et celui dont les contenus survivalistes s’écartent le plus. Le réflexe demandé n’est pas de partir, mais de rester.
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- Se mettre à l’abri dans un bâtiment en dur, fermer portes et fenêtres.
- Calfeutrer les ouvertures et les aérations avec du gros scotch, arrêter la ventilation et la climatisation.
- Ne pas aller chercher ses enfants : ils sont pris en charge par les équipes pédagogiques ou les secours.
- Éviter de téléphoner, afin de laisser les réseaux disponibles pour les secours.
- Si vous êtes en voiture, en sortir et gagner un bâtiment le plus rapidement possible.
Étape 4 — Se préparer à l’éventualité d’une évacuation #
La consigne tient en une phrase : rester à l’abri et n’évacuer son domicile que sur ordre des autorités. Se préparer, c’est donc pouvoir partir vite quand l’ordre est donné — documents et kit à portée de main — et non décider soi-même du moment et de la destination. Les recommandations d’évacuation autonome et de « zones sûres » choisies à l’avance ont été retirées : elles contredisent la consigne publiée, et une évacuation non coordonnée sature les axes dont les secours ont besoin.
Préparation mentale et formation #
La préparation mentale compte autant que le matériel, mais elle se travaille par des voies ordinaires. Se former aux premiers secours auprès d’un organisme habilité reste l’investissement le plus utile, et connaître à l’avance les consignes ci-dessus évite l’hésitation au moment où elle coûte le plus cher. Nous ne recommandons en revanche aucune formation de « survie » propre à un contexte de guerre : aucune source publique n’en définit le contenu.
La communication en situation d’urgence #
La préparation officielle ne repose pas sur des moyens de transmission personnels, mais sur une radio à piles qui sert à recevoir les consignes des autorités, et sur la retenue téléphonique : on évite d’appeler pour laisser les réseaux aux secours. Les recommandations d’équipement de transmission de la version précédente ont été retirées : elles n’étaient adossées à aucune source, et l’émission radio est en France une activité encadrée.
La communauté et l’entraide #
L’entraide de voisinage garde tout son sens : savoir qui, dans votre rue, est âgé, isolé ou dépendant d’un appareil médical permet d’agir utilement dans les premières heures. Et en parler à ses proches — notamment du fait que personne ne va chercher les enfants à l’école — évite les décisions contradictoires le jour venu.
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Erreurs à éviter #
- Partir de chez soi sans ordre des autorités, ou vers une « zone sûre » choisie soi-même.
- Prévoir de cuisiner à l’intérieur alors que la mise à l’abri impose de couper la ventilation.
- Retenir des quantités d’eau ou de vivres lues sur un forum plutôt que celles du kit officiel.
- Aller chercher ses enfants à l’école pendant une alerte.
- Prendre de l’iode sans instruction du préfet.
- Saturer le réseau téléphonique pour prendre des nouvelles.
- 6 litres d’eau en bouteilles par personne et de la nourriture ne nécessitant aucune cuisson : c’est la base du kit 72 H.
- Une radio à piles sert à recevoir les consignes ; le téléphone, lui, se garde pour les secours.
- Le signal d’alerte, c’est 3 cycles de 1 min 41 s ; la fin d’alerte, 30 secondes.
- Le réflexe est la mise à l’abri en bâtiment en dur, pas le départ. On n’évacue que sur ordre.
- Vos consignes locales sont dans le DICRIM (mairie) et le DDRM (préfecture) — allez les lire avant d’en avoir besoin.




